D’ici à l’été 2012, le Japon devrait définir une nouvelle politique énergétique de long terme.
A l’occasion de son discours de politique générale, le
nouveau Premier ministre japonais a annoncé que l’Etat allait repenser
totalement sa stratégie énergétique. Une conséquence de l’accident de
Fukushima survenu après le séisme du 11 mars.
Précisément, le gouvernement japonais pourrait "réduire autant que
possible la part de l’électricité d’origine atomique". Et ce, au profit
des énergies renouvelables. "Nous allons repartir d’une page blanche et
présenter d’ici à l’été prochain un nouveau plan énergétique à l’horizon
2030", explique le Premier ministre.
Cette annonce est un changement de stratégie total par
rapport à la politique présentée par le gouvernement avant la
catastrophe de Fukushima. A l’époque le Japon prévoyait d’élever à plus
de 50% la part de l’électricité d’origine nucléaire.
Mais la catastrophe du 11 mars a modifié la donne.
Actuellement, seuls 11 réacteurs nucléaires sur 54 sont en activité et
cinq de plus devraient être arrêtés pour maintenance d’ici à la fin de
l’année. Le Premier ministre a notamment précisé le 13 septembre qu’une
fois "la sécurité assurée, les réacteurs hors service pour entretien
régulier seraient remis en activité". Mais toute nouvelle tranche est
désormais gelée.
Cette nouvelle stratégie énergétique de l’Etat semble
indispensable pour les entreprises du pays. Elles réclament en effet la
garantie d’un approvisionnement stable en électricité et de nouvelles
pistes concrètes pour leur permettre de définir leurs orientations
industrielles, notamment dans le domaine des nouvelles énergies.
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