mardi 13 septembre 2011

Le Japon va revoir sa stratégie énergétique

D’ici à l’été 2012, le Japon devrait définir une nouvelle politique énergétique de long terme.

A l’occasion de son discours de politique générale, le nouveau Premier ministre japonais a annoncé que l’Etat allait repenser totalement sa stratégie énergétique. Une conséquence de l’accident de Fukushima survenu après le séisme du 11 mars. Précisément, le gouvernement japonais pourrait "réduire autant que possible la part de l’électricité d’origine atomique". Et ce, au profit des énergies renouvelables. "Nous allons repartir d’une page blanche et présenter d’ici à l’été prochain un nouveau plan énergétique à l’horizon 2030", explique le Premier ministre.
Cette annonce est un changement de stratégie total par rapport à la politique présentée par le gouvernement avant la catastrophe de Fukushima. A l’époque le Japon prévoyait d’élever à plus de 50% la part de l’électricité d’origine nucléaire.

Mais la catastrophe du 11 mars a modifié la donne. Actuellement, seuls 11 réacteurs nucléaires sur 54 sont en activité et cinq de plus devraient être arrêtés pour maintenance d’ici à la fin de l’année. Le Premier ministre a notamment précisé le 13 septembre qu’une fois "la sécurité assurée, les réacteurs hors service pour entretien régulier seraient remis en activité". Mais toute nouvelle tranche est désormais gelée.

Cette nouvelle stratégie énergétique de l’Etat semble indispensable pour les entreprises du pays. Elles réclament en effet la garantie d’un approvisionnement stable en électricité et de nouvelles pistes concrètes pour leur permettre de définir leurs orientations industrielles, notamment dans le domaine des nouvelles énergies.


Pétrole Guyanais : "un potentiel économique majeur"

Le gouvernement français a réagi vendredi à la découverte d’hydrocarbures au large de la Guyane par la société « Tullow Oil » et (il) estime que cela pourrait représenter à terme "un potentiel économique majeur."

Cependant, il a également exprimé une certaine prudence par rapport aux remarques de la société « Tullow Oil », car si "la présence d’hydrocarbures a effectivement été détectée, cela ne signifie pas encore l’existence d’un réservoir exploitable."
En effet, pour exploiter du pétrole de manière pérenne dans les eaux guyanaises, il est nécessaire de poursuivre les recherches.

Il convient pour cela dans un premier temps de poursuivre le forage en cours pour le mener à son terme afin de confirmer la tendance, en principe d’ici la fin de l’année 2011. Ensuite, il faut procéder à un ou plusieurs autres forages d’exploration afin de confirmer l’existence d’un réservoir exploitable. Et enfin, l’installation d’une exploitation devient possible, si ces forages de recherche sont positifs, ce qui ne pourra se faire avant plusieurs années.

Le forage en cours est sous la surveillance du Préfet de la Guyane. L’Etat rappelle que toutes les garanties de sécurité, notamment environnementales, devront être réunies pour la poursuite de cette exploration. De plus, il veillera tout à ce que les collectivités, les entreprises locales et plus généralement la population de la Guyane bénéficient des retombées économiques.

JOURNEES ANNUELLES DES HYDROCARBURES 2011

12-13 Octobre 2011 Paris - Palais des congrès - Porte Maillot

Organisées chaque année par l’Aftp et le Gep, les Journées Annuelles des Hydrocarbures sont l’occasion de réunir les acteurs des industries pétrolières, gazières et du parapétrolier pour échanger sur les grandes évolutions de ces secteurs.

Ces journées rassemblent des représentants des compagnies nationales et internationales, des pays producteurs, des sociétés d’études, de services et fournisseurs d’équipements, des experts techniques internationaux et des représentants des Administrations françaises et européennes.

mercredi 7 septembre 2011

ConocoPhillips contraint de stopper une production offshore

La société ConocoPhillips a cessé l’exploitation du plus grand gisement de pétrole offshore de Chine sur injonction de Pékin, car le pouvoir central accuse la compagnie américaine d’avoir caché la gravité d’une marée noire, s’étalant sur plusieurs milliers de km2.

"La production de pétrole a été interrompue dimanche soir au gisement Penglai 19-3, qui est le plus important site d’extraction de pétrole offshore de ConocoPhillips en Chine", a déclaré hier à l’AFP Mme Donna Xue, l’un des porte-parole de la société. Le gisement Penglai 19-3 représente non seulement la plus grosse découverte de champs pétrolifère au large des côtes chinoises mais c’est également l’une des principales réserves d’or noir disponible en Chine.

L’organe officiel d’information du Parti communiste chinois - le Quotidien du Peuple - a accusé ConocoPhillips d’être "indifférent" face aux dégâts causés à l’écosystème marin situé dans le golfe du Bohai (nord-est). L’équivalent de 3.200 barils de matières polluantes se seraient échappées de deux plateformes gérées conjointement par ConocoPhillips et la société étatique chinoise CNOOC.

De son côté, ConocoPhillips a récusé toute "dissimulation" et a fait part de son entière responsabilité. "Nous sommes l’opérateur et nous acceptons de prendre l’entière responsabilité pour ce qui s’est produit sur le champ", a déclaré à l’AFP John Roper, autre porte-parole de ConocoPhillips. "Nous avons immédiatement rapporté l’accident aux autorités compétentes, et de façon aussi complète que possible", a-t-il ajouté.

Alors que la compagnie américaine avait affirmé mercredi avoir presque finaliser la réparation des dégâts occasionnés dans le golfe du Bohai, l’organisme en charge de la gestion des océans (SOA) a déclaré que "la situation n’était pas résolue." Elle a pour se faire utilisé les gros moyens, puisque des satellites, des avions et des robots sous-marins ont été employés.
Au final, selon le Crédit Suisse, cité par l’agence Dow Jones, la production nette de la CNOOC pourrait enregistrer une baisse de 8 millions de barils en 2011, soit un recul de 2,3% par rapport à ses prévisions, si les opérations à Penglai 19-3 restaient à ce stade.

Vallourec inaugure sa nouvelle usine au Brésil

Vallourec, leader mondial des solutions tubulaires premium, annonce l’inauguration ce jour de sa nouvelle aciérie et tuberie au Brésil, en présence de Dilma Rousseff, Présidente du Brésil et Antonio Anastasia, Gouverneur de l’État du Minas Gerais. Ce vaste projet, lancé en 2007, s’inscrit dans la continuité de la stratégie de croissance internationale impulsée par Jean-Paul Parayre, président du Conseil de Surveillance depuis 2000. Le Brésil y tient, depuis cette date, une importance prépondérante.

Créée dans le cadre d’un accord de co-entreprise avec le japonais Sumitomo Metals, Vallourec & Sumitomo Tubos do Brasil (VSB) est détenue à 56% par Vallourec et 44% par Sumitomo Metals et Sumitomo Corporation. La construction de la nouvelle usine, entamée en 2008, est désormais achevée et la production est en phase de démarrage.

Située à Jeceaba, dans l’État du Minas Gerais, à proximité des autres entités brésiliennes de Vallourec, VSB est une usine intégrée, produisant billettes d’acier et tubes en acier sans soudure. Elle bénéficie d’un accès direct aux matières premières fournies par deux filiales de Vallourec spécialisées dans l’extraction de minerai de fer et dans la production de charbon de bois. Complexe industriel unique doté des toutes dernières technologies, l’usine s’étend sur 250 ha et comportera une aciérie équipée de deux hauts fourneaux et d’un four électrique, une tuberie haut de gamme, et un ensemble de lignes de traitement thermique, de filetage et de finition. VSB emploiera 1 600 personnes et sa capacité de production s’élèvera à 1 million de tonnes d’acier (dont 300 000 tonnes pour les besoins propres de Vallourec, hors VSB) et 600 000 tonnes de tubes, dont 300 000 tonnes pour Vallourec. Elle permettra au Groupe d’augmenter sa capacité de production de tubes de plus de 10%. Elle servira les marchés internationaux du pétrole et gaz, en particulier de l’Afrique de l’Ouest.

Philippe Crouzet, Président du Directoire de Vallourec a déclaré : « Présent depuis 1952 dans l’Etat du Minas Gerais par sa filiale V & M do BRASIL, Vallourec a choisi de continuer de s’y développer avec cette nouvelle usine car il bénéficie localement de tous les facteurs de compétitivité, aussi bien les ressources naturelles (minerai de fer, charbon), que les infrastructures et la main-d’œuvre qualifiée. Cette usine est une nouvelle étape dans le développement stratégique de Vallourec. Elle lui permet de soutenir les ambitions de ses clients internationaux et de satisfaire leurs besoins en tubes premium pour le pétrole et le gaz. »

L’appel d’offres pour l’éolien offshore remis en cause

Un recours gracieux a été engagé à l’encontre des ministères de l’Ecologie et de l’Economie et des Finances le 5 septembre. Il porte sur l’appel d’offres lancé en juillet pour développer l’énergie éolienne en mer.

C’est la Fédération environnement durable (FED), qui est à l’origine de ce recours. Elle conteste la construction de ces champs d’éoliennes, qui représenterait à chaque fois environ l’équivalent de la surface de la ville de Paris. L’objectif de la fédération est donc de stopper la construction et ainsi éviter des nuisances visuelles, dues à la taille et à la luminosité des éoliennes.
La fédération n’est pas seule porteuse du recours. Elle est soutenue par des associations de riverains créées face aux sites concernés par l’appel d’offres, comme par exemple au large de Tréport ou de Courseulles-sur-mer.

L’appel d’offres a été lancé le 11 juillet dernier par le gouvernement. L’objectif étant d’implanter sur cinq sites un total de 600 éoliennes d’une puissance de 3.000 mégawatts. Cette opération représente un investissement de dix milliards d’euros et doit permettre d’atteindre l’objectif européen de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation d’électricité en 2020.


Murphy to sell Meraux refinery to Valero

Murphy Oil Corp. has agreed to sell its 125,000 b/d refinery in Meraux, La., and related properties to Valero Energy Corp. for $625 million.

Murphy, which is withdrawing from the refining business, agreed in July to sell its 33,250 b/d refinery in Superior, Wisc., to Calumet Specialty Products Partners, Indianapolis (OGJ Online, July 26, 2011).


Of the purchase price, an estimated $300 million is for oil inventories at Meraux. The refinery has 37,000 b/d of fluid catalytic cracking capacity and extensive hydrotreating capacity.
The company announced last year that it would sell its three refineries in order to concentrate on exploration and production (OGJ Online, July 23, 2010). David M. Wood, Murphy president and chief executive officer, said the company now will focus on selling its 106,000 b/d refinery in Milford Haven, Wales.

Valero’s agreement to purchase the Meraux facility follows the completion last month of its purchase of the 220,000 b/d refinery at Pembroke, Wales, from Chevron Corp., which it announced in March (OGJ Online, Mar. 11, 2011). Valero paid $730 million for the refinery plus marketing and logistical assets and expected to pay $1 billion for inventories.