Le plan de développement et d’opération de chaque projet a été approuvé par les autorités norvégiennes.
Le projet Ekofisk South prévoit l’installation d’une
nouvelle plate-forme (Ekofisk 2/4Z) et d’une nouvelle infrastructure
sous-marine (Ekofisk 2/4VB) sur le complexe Ekofisk. Dotée d’une
capacité de production de 70 000 barils équivalent pétrole (bep), la
plateforme a été conçue pour produire durant 40 ans. Ces nouvelles
installations permettront de forer 35 puits de production et 8 puits
d’injection d’eau et de poursuivre ainsi le développement du champ
Ekofisk tout en améliorant le taux de récupération d’huile. La
production devrait démarrer début 2014.
Le projet Eldfisk II prévoit l’installation d’une
nouvelle plate-forme (Eldfisk 2/7S) sur le complexe Eldfisk et
d’importants travaux de modernisation des installations du champ
d’Eldfisk. Elle sera elle aussi conçue pour produire pendant 40 ans avec
une capacité de 70 000 bep par jour. Elle sera dotée de quartiers
d’habitation, de nouvelles installations de traitement, et permettra le
forage de 30 puits de production et de 9 puits d’injection d’eau,
l’objectif étant, là aussi, de poursuivre le développement du champ et
d’améliorer le taux de récupération d’huile. La production devrait
démarrer en 2015.
Ces deux projets permettront de développer environ 450
millions de barils équivalent pétrole de réserves.
« Ces deux projets, qui représentent un investissement important pour
Total, sont la preuve de l’engagement à long terme du Groupe en Norvège
pour créer de la valeur », affirme Patrice de Viviès, directeur Europe
du Nord au sein de la branche Exploration & Production de Total.
Les champs Ekofisk et Eldfisk ont été respectivement
découverts en 1969 et 1970. Ekofisk est entré en production en 1971 et
Eldfisk en 1979. Ces deux champs ont produit environ 260 000 bep par
jour en moyenne en 2010.
Sur le permis de production PL 018, Total, qui détient une participation
de 39,90%, a pour partenaires ConocoPhillips (35,11%, opérateur), ENI
(12,39%), Statoil (7,60%) et Petoro (5,00%).
Total en Norvège
Depuis la fin des années 1960, le Groupe joue un rôle de premier plan
dans le développement d’un grand nombre de gisements en Norvège. Total
détient des intérêts dans 80 licences du plateau continental norvégien,
dont 17 en tant qu’opérateur. La Norvège est le premier pays
contributeur aux productions du Groupe avec des volumes de 310 000 bep
par jour en moyenne en 2010.
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mercredi 15 juin 2011
Total lance les projets Ekofisk South et Eldfisk II en Norvège
Déchets : usine de valorisation énergétique en Lombardie
Dynamis Energy et All Way ont mis
sur pied une coentreprise pour construire et gérer une usine de
valorisation énergétique des déchets fondée sur une technologie avancée
de gazéification.
Selon l’accord signé, les deux entreprises vont
concevoir et construire l’usine de valorisation énergétique des déchets
en Lombardie (Italie). L’usine sera intégrée à une installation
existante de gestion des déchets et traitera les déchets solides
municipaux post-triés afin de générer de la vapeur et de l’électricité.
Tous les permis nécessaires à la construction de l’usine
de valorisation énergétique des déchets ont été obtenus et le processus
de conception de l’usine a déjà commencé. La phase de construction
actuelle de l’usine de valorisation énergétique des déchets prendra
environ 10 mois et est censée débuter en août 2011. La mise en route et
l’exploitation de l’usine sont prévues pour la fin de l’été ou le début
de l’automne 2012.
"Dynamis est fière de déployer sa technologie de pointe
en Italie par le biais de notre partenariat avec All Way dans ce projet.
Il s’agira de notre première usine en Europe, et elle servira de
tremplin pour d’autres usines en Italie et dans l’Union européenne" a
affirmé C. Lloyd Mahaffey, PDG de Dynamis Energy.
Avec la technologie Dynamis 3.0, l’usine de valorisation
énergétique des déchets générera de l’électricité et de la chaleur pour
un processus de séchage des boues. Le système modulaire de Dynamis
Energy a ainsi la capacité de traiter une large gamme de flux de
déchets, utilise très peu de carburant par cycle et traite les déchets
de façon très efficace tout en maintenant de très faibles émissions.
Energie L’électronucléaire pèserait 410 000 emplois en France
L’Usine Nouvelle - Après l’Allemagne, c’est l’Italie qui
décide de sortir du nucléaire. Cela aura-t-il un impact sur l’industrie
électronucléaire française ?
Jeanne Lubek - Cela aura un impact mais nous ne pouvons commenter ces
décisions souveraines. Il faudrait une enquête complémentaire pour
quantifier les conséquences de ces décisions. Notre enquête actuelle ne
prend pas en compte la période après Fukushima puisqu’elle a été
construite en début d’année (avant le séisme du 11 mars, Ndlr). De plus,
les chiffres utilisés sont ceux produits pour l’année 2009. Il s’agit
d’une photographie à un instant T. Elle pourra être comparée ensuite
d’une année sur l’autre.
Vous dites que le secteur représente 2% du Produit
intérieur brut (PIB) si l’on prend en compte la valeur ajoutée directe*,
indirecte et induite. Cela revient-il à dire que la fin du nucléaire
amputerait le PIB de 2% ?
Notre étude ne mène pas à cette conclusion. Elle dit simplement qu’en
cas d’arrêt brusque du nucléaire, nous savons que 2% du PIB serait
perdu. Mais cette énergie serait remplacée et la perte – au moins
partiellement – compensée. Grâce à cette étude, nous savons déjà ce que
nous risquons de perdre.
Renoncer aux EPR serait une perte d’emplois importante
selon cette enquête. Pourquoi ?
Il ne s’agit pas d’une perte d’emplois. Mais construire un EPR crée des
emplois pérennes. 8530 emplois directs et indirect sont générés en
France pendant la phase d’études et de construction d’un EPR sur le
territoire national. 3 750 emplois s’il se construit à l’étranger. Puis 1
650 emplois sont ensuite générés pendant 80 ans, pour l’exploitation,
l’alimentation en uranium et le démantèlement.
L’enquête annonce que 125 000 emplois directs sont créés
par l’ensemble de la filière électronucléaire. Comment ce chiffre
a-t-il été obtenu ?
Nous avons choisi d’avoir une définition restrictive de ces emplois
directs. Nous avons commencé par identifier les entreprises qui sont
spécialisés dans l’électronucléaire. Puis, dans les comptes de ces 454
entreprises, nous avons regardé les chiffres d’affaires correspondant
exactement à la filière afin d’établir les emplois directement lié au
nucléaire. Avec les emplois indirects (achats liés à l’activité) et les
emplois induits (associés aux dépenses des employés directs et
indirects) le poids socioéconomique est de 410 000 emplois.
Quelles sont les entreprises que vous avez identifiées
dans l’étude ? Les géants de l’atome sont-ils prédominants ?
Il a bien sûr les grands donneurs d’ordre comme EDF et Areva. Puis des
acteurs institutionnels comme le CEA qui représente 4 000 emplois dans
le secteur de l’électronucléaire. Suivent les entreprises de taille
importante comme Bouygues-chantiers nucléaires, ou Spie nucléaire. Puis
viennent les PME qui ne sont pas négligeables puisqu’elles représentent
le tiers représentent le tiers des entreprises spécialisées identifiées.
jeudi 9 juin 2011
Après avoir innové, Atex System mise sur l’export, JOURNAL MATOT BRAINE N°7397
À la création d’Atex System en 2002, Yves Sinzot
s’adressait surtout aux sucreries en concevant des coffrets destinés aux
environnements à risque.
Ensuite, Atex System (en référence à la réglementation Atex issue d’une
directive européenne) a fait évoluer son activité pour répondre aux
risques des atmosphères explosibles pour l’industrie du gaz et le
secteur pétrolier. « C’est un marché de niche dans lequel nous avons une
dizaine de concurrents dans le monde », explique-t-il.
Pour autant, accéder aux marchés n’est pas facile. « Il faut travailler
avec des sous-traitants qui travaillent avec des compagnies
mondiales.Nous avons reçu également un agrément de Total qui peut nous
ouvrir des portes », analyse le dirigeant de la société qui emploie 4
salariés et a généré un chiffre d’affaires de 1 M€ en 2010. Alors
qu’elle avait connu jusqu’à +70 % de progression de son activité, la
jeune entreprise a été marquée par la crise (-30 %) et génère à présent
« une croissance moyenne de 12-13 % ». Les clés de la réussite pour Atex
System : innovation et export.
LA 3D, UN LANGAGE UNIVERSEL
En plus de proposer des systèmes qui répondent aux
normes en vigueur et aux besoins de ses clients industriels, la société a
cherché à développer un nouvel outil : « Le logiciel designer 3D que
nous mettons à disposition de nos clients leur permet de choisir le
produit voulu avec une grande précision », présente Yves Sinzot. Il
n’est donc plus nécessaire d’écrire les demandes car tous les paramètres
imaginables ont été prévus dans le logiciel. « C’est un système de
drag&drop qui fait gagner du temps à nos clients et à notre
équipe ». Ce projet représente 3 ans de travail et près de 60 000 euros
d’investissement pour la société. « Nous avons rencontré le centre
DINCCS de Charleville lors du Forum Innovact », explique Yves Sinzot. La
Prestation Technologique Réseau (PTR) de l’agence de l’innovation
régionale Carinna a été le soutien financier et l’accompagnement
nécessaire pour mener à bien cette collaboration.
EXPORT ET MARKETING
Déjà présente à l’international avec les missions
réalisées par son dirigeant, dernièrement à Singapour, Atex System va
passer à la vitesse supérieure en recrutant un directeur export. « Nos
exportations représentent 15 % de notre activité car la France est en
avance, mais les marchés commencent à s’ouvrir à l’étranger,notamment au
Maghreb, en Afrique de l’ouest, au Moyen- Orient et en Asie du
sud-est ». Et pour vanter ses produits, la société utilise les nouvelles
technologies. « Nous sommes agressifs sur le plan marketing.Nous sommes
très bien positionnés sur les moteurs de recherche. Notre site internet
est disponible en sept langues étrangères et nous envoyons une
newsletter
mensuelle à 60 000 ingénieurs ». Présente sur les réseaux sociaux, Atex
System montre même l’utilité de ses procédés sur des videos sur youtube.
Philippe Demoor, Journal MATOT BRAINE N° 7397 Edition du 06 au 12 Juin 2011
Source: atex-system.com
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mercredi 18 mai 2011
La sécheresse aggrave la pénurie d’électricité en Chine
L’énergie
hydraulique est la deuxième source d’énergie en Chine après le charbon.
En proie à une période de sécheresse, le pays voit s’accentuer la
pénurie d’électricité dont souffre régulièrement son économie.
Depuis dimanche, les turbines du barrage des Trois
Gorges sur le Yangtsé, ne peuvent plus tourner à pleine capacité. Le
niveau du réservoir est tombé du plus grand barrage du monde est en
effet tombé, a indiqué le China Daily.
En avril déjà, la production de la plupart des centrales
hydrauliques du Hubei avait fortement chuté, selon des chiffres de la
Commission nationale au développement et à la réforme cités par le
quotidien de langue anglaise.
Depuis le mois de mars, des coupures d’électricité ont
dû être organisées dans plusieurs des provinces les plus industrialisées
du pays comme le Guangdong (sud), le Jiangsu et le Zhejiang (est),
entre autres.
La province du Hubei (centre) connaît sa plus grave
sécheresse en un demi-siècle et près d’un demi-million de personnes y
rencontrent actuellement des problèmes d’accès à l’eau potable, selon le
China Business News. Cette situation "va probablement pousser à la
hausse l’indice des prix à la consommation", estime le journal, citant
des experts.
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Moins de pétrole dans les transports : $400 Mds par an
Pourquoi la France risque un "black-out" cet été ?
Ainsi, si la sécheresse se prolonge, 44 des 58 réacteurs
situés en bord de rivière risquent d’être stoppés, menaçant alors la
France de coupures électriques, prédit l’Observatoire du nucléaire dans
une étude publiée la semaine dernière. "Seuls les 14 (réacteurs) situés
en bord de mer sont à peu près assurés de pouvoir être refroidis
correctement cet été."
En effet, les données dévoilées par le comité sécheresse
montrent que les précipitations sont déficitaires par rapport aux
normales saisonnières sur la majeure partie du pays, et que nous sommes
dès à présent dans une situation de sécheresse. Pour le seul mois
d’avril, les précipitations n’ont atteint que 29 % des normales. En
conséquence, depuis hier, 28 départements ont déjà pris des arrêtés de
limitation ou de suspension des usages de l’eau, pour adapter les
prélèvements aux débits des cours d’eau et aux niveaux des nappes.
Alors que les pronucléaires font valeur l’argument de
l’atome, "une arme de lutte contre le changement climatique",
l’Observatoire indépendant présidé par Stéphane Lhomme affirme un point
de vue diamétralement opposé : "le changement climatique induit des
évènements naturels de plus en plus violents (tempêtes, froids intenses,
canicules, etc) qui mettent en danger les installations nucléaires."
On l’a vu avec la centrale atomique de Fukushima, même
mis à l’arrêt, les réacteurs ont toujours besoin d’un refroidissement
liquide pour éviter une surchauffe de ces derniers. On peut donc se
poser la question de la suffisance des barrages d’EDF, qui ont pour
fonction d’assurer un débit minimal, en cas de sécheresse prolongée ?
Les principales centrales nucléaires menacées par un
manque d’eau dans les rivières seraient les suivantes : Golfech
(Tarn-et-Garonne, deux réacteurs), Civaux (Vienne, deux réacteurs),
Belleville (Cher, deux réacteurs), Dampierre (Loiret, quatre réacteurs),
Saint-Laurent (Loir-et-Cher, deux réacteurs), Chinon (Indre-et-Loire,
quatre réacteurs), Chooz (Ardennes, deux réacteurs), Cattenom (4
réacteurs), soit 22 réacteurs au total.
D’autres centrales normalement approvisionnées en eau,
ont (elles) l’obligation de respecter une certaine température dans les
rivières, en dessous des 30° C. "Il existe des limites légales aux
rejets d’eau chaude dans les rivières, afin de ne pas détruire
irrémédiablement la faune et la flore." Si cette température est
atteinte, la centrale doit réduire voire arrêter la puissance de ses
réacteurs.
Toujours selon l’étude menée par l’Observatoire du
nucléaire, sont concernées les centrales de Saint-Alban (Isère, deux
réacteurs), Bugey (Ain, quatre réacteurs), Cruas (Ardèche, quatre
réacteurs), Tricastin (Drôme, quatre réacteurs), Blayais (Gironde,
quatre réacteurs), Nogent (Aube, deux réacteurs), soit 20 réacteurs au
total.
Enfin, en temps normal, les centrales rejettent dans les
rivières des effluents radioactifs et des éléments chimiques (zinc,
phosphore, sulfates, sodium, chlorures, morpholine, cuivre, etc). En
dessous d’un certain débit, les centrales doivent stocker leurs
effluents dans des conteneurs, en attendant que le cours d’eau soit plus
conséquent. Si rien ne change, (débit faible < 30 m3/s) les sites de
stockages sont remplis et il faut alors stopper les réacteurs.
"Ces risques sont aggravés l’été du fait du moindre
débit des rivières. Le problème est démultiplié en cas de sécheresse :
ces produits chimiques sont rejetés dans des rivières au débit très
faible, causant de fait de graves pollutions chimiques" conclut l’étude.
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